AI Act article 50 : obligations de transparence pour chatbots et contenus générés

AI Act article 50 : obligations de transparence pour chatbots et contenus générés

En bref

  • L'article 50 impose des obligations de transparence pour les systèmes à risque limité : informer l'utilisateur qu'il interagit avec une IA, étiqueter les contenus générés (texte, image, son, vidéo), et identifier les deepfakes. Ces obligations concernent un très grand nombre d'entreprises et sont déjà applicables, indépendamment du report du haut risque à 2027.

Les quatre obligations de l'article 50

  • Interaction avec une IA : lorsqu'un système interagit avec une personne (chatbot, assistant vocal), celle-ci doit être informée qu'elle échange avec une machine, sauf si c'est manifeste.
  • Contenu généré ou manipulé : les contenus produits par IA (texte, image, audio, vidéo) doivent être marqués de façon lisible par machine comme générés artificiellement.
  • Deepfakes : les contenus qui imitent des personnes, objets ou événements réels doivent être clairement identifiés comme artificiels.
  • Textes d'information au public : les textes générés par IA publiés pour informer sur des questions d'intérêt général doivent être signalés, sauf supervision humaine éditoriale.

Comment l'appliquer concrètement

Sur un chatbot : affichez une mention claire dès l'ouverture — « Vous échangez avec un assistant virtuel. » L'information doit être visible, pas dissimulée dans les CGU. Si l'assistant peut transférer vers un humain, indiquez-le.

Sur les contenus générés : deux niveaux — une mention visible (« Image générée par IA ») et, quand c'est techniquement possible, un marquage lisible par machine (watermarking, métadonnées). Les standards techniques de marquage se structurent : suivez leur évolution.

Sur les deepfakes : toute reproduction synthétique d'une personne réelle doit être signalée comme artificielle. L'enjeu déborde la conformité : réputation et responsabilité en cas d'usage trompeur.

Les exceptions

Certaines exceptions existent : lorsque l'interaction avec l'IA est manifeste, ou lorsqu'un contenu généré fait l'objet d'un contrôle éditorial humain avec responsabilité éditoriale. Mais ces exceptions sont d'interprétation stricte : dans le doute, mieux vaut informer. Bonne pratique : intégrez la transparence dès la conception (transparency by design) plutôt que de l'ajouter après coup. Une mention native passe mieux qu'un avertissement plaqué.

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