Article 36 du RGPD : Consultation préalable de l’autorité de contrôle
L’Article 36 du RGPD expliqué
Lorsque les mesures prévues dans l’AIPD ne suffisent pas à atténuer un risque élevé, le responsable du traitement doit :
- Consulter l’autorité de contrôle avant la mise en œuvre du traitement ;
- Lui fournir toutes les informations utiles (analyse d’impact, mesures envisagées, coordonnées DPO, etc.) ;
- Attendre les recommandations éventuelles, voire une interdiction du traitement dans certains cas graves.
L’autorité dispose d’un délai de 8 semaines pour se prononcer (prolongeable de 6 semaines).
Pourquoi cet article est-il important pour votre conformité RGPD ?
Il permet d’anticiper les risques majeurs liés à un traitement de données et d’éviter des violations ou sanctions futures. La consultation assure un encadrement juridique renforcé et sécurise les traitements innovants ou sensibles.
Exemples d’application de l’Article 36 du RGPD
- Une start-up développant un outil de reconnaissance faciale ne parvient pas à atténuer certains risques : elle consulte la CNIL ;
- Une entreprise prévoit de collecter automatiquement des données biométriques sensibles : consultation préalable obligatoire ;
- Une collectivité publique met en place un croisement massif de fichiers sociaux sans garanties suffisantes : l’autorité est sollicitée.
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Comment se mettre en conformité avec l’Article 36 du RGPD ?