En bref
- Réglementation : AI Act.
- Les avocats déployant des outils d’IA sont déployeurs ; l’éditeur est fournisseur.
- Qualifier les usages.
- Superviser la fiabilité.
- Protéger la confidentialité.
- Pour des usages de risque limité, l’AI Act se traduit surtout par des obligations de transparence.
Échéances réglementaires
Les dates clés de cette réglementation.
Août 2024
Entrée en vigueur
En vigueurFévrier 2025
Interdiction des pratiques prohibées
En vigueurAoût 2025
Modèles d'IA à usage général (GPAI) & gouvernance
En vigueurAoût 2026
Obligations des systèmes à haut risque (Annexe III)
En vigueurAoût 2027
Haut risque intégré aux produits (Annexe I)
À venirDe quoi parle AI Act ?
L’AI Act classe à haut risque l’IA destinée à assister une autorité judiciaire dans la recherche et l’interprétation des faits et du droit. Les outils utilisés par l’avocat lui-même (recherche, rédaction) relèvent généralement du risque limité (transparence).
La fiabilité et la confidentialité des données injectées restent des points d’attention majeurs.
Le secteur « Avocats » est-il concerné ?
Les avocats déployant des outils d’IA sont déployeurs ; l’éditeur est fournisseur. Les usages internes ne constituent pas, en principe, du haut risque.
Le secret professionnel impose une vigilance particulière sur les données transmises aux outils.
Obligations détaillées
Qualifier les usages
Confirmer le risque limité des outils de recherche et de rédaction.
Superviser la fiabilité
Encadrer le risque d’erreurs et vérifier les productions.
Protéger la confidentialité
Maîtriser les données de dossiers transmises aux outils, dans le respect du secret.
Assurer la transparence
Informer, le cas échéant, de l’usage de l’IA.
Sanctions & risques
Pour des usages de risque limité, l’AI Act se traduit surtout par des obligations de transparence. Le risque le plus concret est l’atteinte au secret via un outil mal maîtrisé, avec un risque disciplinaire associé.
Calendrier d’application
- 1Entrée en vigueur. 1er août 2024.
- 2Transparence. Applicable progressivement.
Erreurs fréquentes dans le secteur
- 1Fiabilité présumée. Reprendre des productions d’IA sans vérification.
- 2Secret exposé. Injecter des données de dossiers sans maîtrise.
- 3Transparence absente. Ne pas informer de l’usage de l’IA.
- 4Charte manquante. Utiliser l’IA sans cadre déontologique.
Cas pratique
Un cabinet utilise un outil de recherche juridique par IA. Usage de risque limité, il vérifie systématiquement les productions, restreint les données de dossiers transmises et adopte une charte conciliant IA et secret professionnel.
Feuille de route de mise en conformité
- 1
Inventorier. Recenser les outils d’IA.
- 2
Qualifier. Confirmer le risque limité.
- 3
Superviser. Vérifier les productions.
- 4
Sécuriser. Protéger les données injectées.
- 5
Charter. Établir une charte respectant le secret.
Questions fréquentes
L’IA assistant une autorité judiciaire l’est ; les outils du cabinet relèvent généralement du risque limité.
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