Médico-social · RGPD

Médico-social — RGPD : protéger des données très sensibles

Le médico-social traite des données de santé et sociales parmi les plus sensibles, concernant souvent des personnes vulnérables. Le RGPD y impose l’exigence maximale : exception pour les données de santé, encadrement du partage, sécurité renforcée. Ce guide détaille ces obligations et une feuille de route adaptée.

Équipe DPO / RSSI — Data Comply One Mis à jour le 15 juin 2026

En bref

  • Réglementation : RGPD.
  • Établissements et services médico-sociaux sont responsables de traitement.
  • Identifier une exception.
  • Encadrer le partage.
  • Sécuriser et héberger.
  • Amendes jusqu’à 20 M€ ou 4 % (plafonds publics spécifiques possibles).

Échéances réglementaires

Les dates clés de cette réglementation.

Mai 2018

Entrée en application

En vigueur

De quoi parle RGPD ?

Les données de santé relèvent de l’article 9 (traitement interdit sauf exception) ; les données sociales (ASE, handicap, addictologie) sont également très sensibles. Le partage entre professionnels, nécessaire à l’accompagnement, suppose un cadre strict (secret, besoin d’en connaître).

L’hébergement des données de santé est soumis à des exigences renforcées.

Le secteur « Médico-social » est-il concerné ?

Établissements et services médico-sociaux sont responsables de traitement. La vulnérabilité des publics élève systématiquement le niveau d’exigence.

Les prestataires (logiciels métier, hébergeurs) sont sous-traitants et doivent offrir des garanties adaptées.

Obligations détaillées

Identifier une exception

Fonder le traitement des données de santé sur une exception précise de l’article 9.

Encadrer le partage

Formaliser secret professionnel, besoin d’en connaître et traçabilité des accès.

Sécuriser et héberger

Sécurité renforcée et hébergement des données de santé adapté.

Protéger les vulnérables

Adapter information et garanties aux mineurs et majeurs protégés.

Maîtriser durées et AIPD

Définir des durées adaptées et réaliser les AIPD nécessaires.

Sanctions & risques

Amendes jusqu’à 20 M€ ou 4 % (plafonds publics spécifiques possibles). Une fuite de données de personnes vulnérables est un sinistre humain et juridique majeur.

Erreurs fréquentes dans le secteur

  • 1Partage non tracé. Partager sans traçabilité ni besoin d’en connaître.
  • 2Hébergement inadapté. Héberger des données de santé sans garanties.
  • 3AIPD omise. Ignorer l’analyse d’impact.
  • 4Information inadaptée. Ne pas adapter l’information aux publics vulnérables.

Cas pratique

Un service médico-social partageait des dossiers entre professionnels sans traçabilité ni restriction. La régularisation instaure le besoin d’en connaître, la traçabilité des accès, un hébergement adapté et une information adaptée aux personnes accompagnées et à leurs représentants.

Feuille de route de mise en conformité

  1. 1

    Cartographier. Recenser traitements et partages.

  2. 2

    Sécuriser. Exception santé, hébergement, sécurité.

  3. 3

    Encadrer le partage. Secret et traçabilité.

  4. 4

    AIPD. Réaliser les analyses nécessaires.

  5. 5

    Protéger les vulnérables. Adapter les garanties.

Questions fréquentes

Une exception de l’article 9, souvent la prise en charge médico-sociale, dûment documentée.

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